Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

05 Feb

Chavannes-sur-Reyssouze : Une famille géorgienne est accueillie dans la commune

Publié par RAYMOND Michel

Parents et enfant ont trouvé un nouveau foyer.

Parents et enfant ont trouvé un nouveau foyer.

Téona 27 ans, Rati, 30 ans et leur petite fille Anita vivent en France depuis Octobre 2013. Après avoir du quitter la Géorgie, leur pays d’origine suite à l’intervention militaire russe d’Août 2008 et erré de foyers en logements de fortune, ils ont trouvé gîte et chaleur chez Christelle Gauveau.

Conseiller financier de formation, Rati s’expatrie d’abord vers la Turquie où il trouve un emploi dans le textile et rencontre Téona qui a du abandonner sa profession de juriste. Ils sont compatriotes et partagent la même histoire, les mêmes souvenirs de déferlement de violence et la même religion orthodoxe. Leur projet de rallier la France prend alors forme et ils s’y rejoignent en Août 2014 après un passage en Lituanie pour Rati et en Grèce pour Téona, sa famille y étant installée.

Christelle Gauvreau est retraitée. Elle vit seule dans sa grande propriété chavannoise depuis Août 2015. D’origine grecque et de confession orthodoxe, elle était désireuse de venir en aide aux personnes démunies. Aussi, c’est avec bienveillance qu’elle a répondu à l’appel du prêtre de la communauté de Chalon sur Saône qui l’informait que 2 familles géorgiennes allaient devoir quitter le foyer social qui les hébergeait.
‘’J’ai dit oui, mais je n’avais pas à la maison le moindre matériel pour bébé. Je me suis empressée de réunir couchage, landau et jouets et j’ai préparé les pièces à l’étage pour les recevoir et les loger’’. Raconte-t-elle.
Le jeune couple dispose en effet d’un espace vital confortable et adapté et savoure la chance qui lui a été donnée de croiser le chemin de Christelle.
Demeure le compliqué problème de la partie administrative. Le statut de réfugié politique a bien été envisagé et les démarches entreprises, mais pour lors, l’Etat français n’ayant pas reconnu l’agression russe, la demande reste sans suite et, pour Rati, tout projet de retrouver un emploi est suspendu.
‘’Nous recevons une aide précieuse de la part des services sociaux et notamment de la part de madame Sabot, l’assistante sociale de St Laurent sur Saône qui suit le dossier ainsi que des Restos de Cœur de Pont de Vaux. Ajoute Christelle Gauvreau.
La jeune famille communique régulièrement avec ceux des leurs restés au pays.
Les nouvelles font état de la présence prolongée de militaires russes et de milices, de disparitions inexpliquées de personnes.
Les jeunes géorgiens s’adonnent à l’apprentissage de la langue française en vue de leur intégration.

Guy Sautarel

 

 

 

 

À propos

Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux