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Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

06 May

Marcel Sandeyron a commandé le réseau de renseignement Azur pendant la guerre.

Publié par RAYMOND Michel

Un Lysander de la RAF, avion qui atterrissait de nuit dans les prairies du Val de Saône pour débarquer et embarquer des agents anglais et des résistants de l'armée de l'ombre.

Un Lysander de la RAF, avion qui atterrissait de nuit dans les prairies du Val de Saône pour débarquer et embarquer des agents anglais et des résistants de l'armée de l'ombre.

De l'épopée du réseau Azur pendant la dernière guerre dernière guerre mondiale, il ne reste pas grand chose à Pont-de-Vaux, à part le changement de nom de la rue neuve en rue de la Résistance au temps d'une mandatues de Henri Gagnière à la demande de Charles Maingret, président des anciens combattants de l'époque. Ce dernier souhaitait ainsi rendre hommage à la Résistance et particulièrement au réseau de renseignement Azur qui dissimulait l'antenne de son poste radio communiquant avec Londres dans la grande cheminée (détruite au milieu des années 50), de l'ancienne centrale thermique à l'angle de l'avenue Adrien-Thierry.

Pendant la guerre de 39-45, le réseau Azur était dirigé par Marcel Sandeyron, garagiste dans la rue de l'Eperon, à Pont-de-Vaux. Lequel avait pour radio Paul Brun de Saint-Bénigne qui exerçait alors une activité à risque car la survie d'un radio était de trois mois en France occupée. Fort heureusement, M. Brun aura survécu à la guerre. Avec Aimé Broyer, dit « Mémé », boucher à Manziat, Jean Favier, propriétaire de la scierie de Pont-de-Vaux (à l'emplacement actuel du magasin Gamm Vert), Joseph Guillermin, meunier à Gorrevod, père de Henri Guillermin, ancien conseiller général et ancien président de la communauté de commune, le groupe a participé à de nombreuses opérations dont la plus connue est le départ en avion pour Londres du général de Lattre-de-Tassigny du terrain de l'Aigle à Manziat. Marcel Sandeyron avait été formé en Angleterre comme chef de terrains d'atterrissages clandestin. Il s'était envolé de nuit le 16 décembre 1943 du terrain Alhambra à Neuvy-Pailloux, près d'Issoudun, dans l'Indre, à bord d'un d'un avion Lysander de la RAF (Royal Air Force) et avait survécu au crash de son avion dans le brouillard à deux kilomètres de la piste de Tangmere où était prévue l'arrivée en Angleterre. Les deux pilotes et deux passagers avaient péri dans cet accident. De retour dans le Val de Saône le 5 février 1944, après sa formation, avec quatre autres résistants, Marcel Sandeyron couvrira ensuite toute la région sud-est à partir de Pont-de-Vaux, en participant avec le réseau Azur à 30 parachutages d'armes et 3 atterrissages d'avions de nuit. Elevé au grade de commandant de l'Armée de l'air française, il est décédé en 1970 et repose au cimetière de Pont-de-Vaux avec Charlotte son épouse décédée en 1995 qui a elle aussi appartenu au réseau Azur.

Marcel Sandeyron.

Marcel Sandeyron.

La tombe de Marcel et Charlotte Sandeyron au cimetière de Pont-de-Vaux.

La tombe de Marcel et Charlotte Sandeyron au cimetière de Pont-de-Vaux.

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