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Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

21 May

Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.

Publié par RAYMOND Michel

Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.

Tous deux issus du milieu agricole, Marie Chambard, née à Feillens le 9 avril 1923, est la deuxième d'une fratrie de 8 enfants. Raymond Pauget est né à Bagé-la-Ville le 6 septembre 1922, lui a un frère aîné et une sœur.

La famille Pauget quitte la ferme de Bagé-la-Ville pour une exploitation plus grande à Saint- Jean-sur-Veyle. Marie étant une des aînées est, par obligation, souvent aux champs à travailler la terre. Hélas, elle ne va pas à l'école aussi souvent qu'elle aimerait, en particulier au moment des moissons car il faut des bras pour récolter. Le conflit de 1939-1945 impacte directement la jeunesse masculine de l'époque. Raymond doit partir en « chantier de jeunesse » dans la Chartreuse, à partir de juillet 1942. Puis il est convoqué pour le Service du Travail Obligatoire et part pour la Bretagne où il doit être transféré en Allemagne. Avec de la volonté et une dose de chance il arrive à revenir à la ferme de ses parents en évitant le STO en Allemagne. Cependant il est désormais « réfractaire », il rentre alors dans une période de clandestinité. Il vit caché dans la ferme de ses parents sans sortir nuit et jour pendant pratiquement une année. Période extrêmement difficile.

Les parents de Raymond et de Marie sont amis. C'est ainsi que des liens se nouent. Deux mariages sont célébrés le 9 avril 1947 : celui de Raymond et de Marie ainsi que celui du frère aîné de Raymond avec la sœur aînée de Marie. Les deux couples partent en voyage de noce, à Roanne, voir deux sœurs cadettes de Marie. Les moyens de l'époque, taxi, train, ont fait l'affaire. Le retour en gare de Mâcon ayant toutefois été très tardif, c'est à pieds qu'ils rentrent à la maison.

La ferme de Saint Jean sur Veyle suffit à nourrir les deux familles pendant une dizaine d'années, puis les familles s'agrandissant il faut trouver une solution. Comme Raymond a fait la connaissance d'André Burtin de Curciat, pendant son service militaire à La Valbonne, il le contacte, sachant qu'il dirige une entreprise. André Burtin l'embauche « aux matériaux préfabriqués ». C'est ainsi que Raymond arrive avec femme et enfants à Curciat Dongalon.

La famille continue de s'agrandir. Ils auront sept enfants.

A la retraite, Raymond ne reste pas inactif. Il est correspondant local de la presse régionale.

Il est aussi président du comité des fêtes de Curciat et à ce titre il organise des voyages et d'autres manifestations.

La maison de Curciat, avec son grand jardin, commence a devenir trop grande puisque les enfants sont tous partis. Ils décident, tous les deux, de trouver une maison plus petite et plus proche de deux de leurs enfants. C'est avec un pincement au cœur qu'ils quittent Curciat pour Saint-Bénigne. Un accident de la route, qui a laissé des traces, retarde le déménagement, mais tout fini par se faire en novembre 2006. A Saint-Bénigne il y a toujours un très beau jardin (mais plus petit) et c'est toujours Marie qui le cultive avec grand soin, laissant ainsi la broderie prendre un peu moins de place pendant cette période.

Les noces de platine ont été célébrées au restaurant Munoz à Saint-Bénigne, en présence de leurs sept enfants, seize petits enfants et dix sept arrières petits enfants qui les comblent totalement.

 

 

 

Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.
Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.
Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.
Marie et Raymond ont célébré leurs noces de platine.

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