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Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

01 Mar

« Désarmés face à cette décision qui tombe des bureaux ».

Publié par RAYMOND Michel

« Désarmés face à cette décision qui tombe des bureaux ».
Au départ leur projet était de labourer le stade d'Arbigny qui est situé en zone Natura 2000 dans la grande prairie de 2 300 hectares qui borde la Saône entre Sermoyer et Pont-de-Vaux. Mais leur action s'est limitée à l'acte symbolique de donner un simple coup de socle de charrue sur une parcelle des communaux d'Arbigny.
Les dix adhérents des JA (jeunes agriculteurs) de l'Ain dont les exploitations se trouve sur les secteurs de Saint-Trivier-de-Coutes et de Pont-de-Vaux, mobilisés avec leurs tracteurs sur cette action manifestaient ainsi leur mécontentement face au danger que représente pour les exploitations la perte de l'indemnité compensatrice des handicaps naturels (ICHN) financée par la PAC (politique agricole commune). En effet, cette aide s'élève de 6 à 8 000 € par exploitant (on multiplie par le nombre d'agriculteurs s'il s'agit d'un GAEC). Elle représente en moyenne 50% du revenu moyen par exploitation (16 000 € par an). « On est réunis pour dénoncer la sortie des secteurs de Saint-Trivier-de-Courtes et de Pont-de-Vaux de la zone défavorisée. On est ici en zone inondable sur une prairie de 2 300 hectares classée Natura 2000 où uniquement l'élevage est possible. On est venus avec nos charrues et nos tracteurs pour symboliquement la retourner car la disparition de la zone défavorisée correspondrait à la disparition de l'élevage sur notre territoire et à l'éco-système actuel » expliquait Vincent Vacle, agriculteur à Saint-Nizier-le-Bouchoux, qui est vice-président des JA de l'Ain. Hugo Danancher, agriculteur à Saint-Bénigne et adhérent aux JA, s'indignait quant à lui sur le paradoxe qu'il y a d'encourager les agriculteurs à préserver les prairies du Val de Saône. « On se bat depuis plusieurs années pour nos prairies et l'Etat se désengage des zones défavorisées. Le risque c'est qu'on voit la végétalisation des prairies et apparaître des labours ce qui seraient synonyme de disparition de nos élevages. Par cette action on entend lancer un signal fort à l'Etat. L'an dernier, le ministère de l'agriculture nous avait attribué un deuxième prix national agro-écologique parce qu'on travaillait ces surfaces en agriculture raisonnée d'une manière écologique.Et maintenant on est un peu perdu, désarmés, face à cette décision qui tombe des bureaux. On attend une réaction de la population sur ce problème ».

 

 

« Désarmés face à cette décision qui tombe des bureaux ».
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