Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

24 Nov

Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.

Publié par RAYMOND Michel

 Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.
Comme cela s’est fait à plusieurs reprises par le passé, le musée Antoine-Chintreuil a accueilli en résidence Pauline Monin, danseuse chorégraphe, et la compagnie de danse contemporaine Inanna dont elle est directrice artistique. Cette résidence avait pour but de présenter le spectacle « la rivière sous la rivière » qui bénéficie en plus du musée de Pont-de-Vaux, du soutien de la MJC de Bourg-en-Bresse, du Galet de Reyrieux, du Petit chêne théâtre de Cluny et de la Fabrique à Savigny-sur-Grosne, de la commune de Mézériat et du Conseil Départemental de l’Ain, et de François Guillemot alias Fanfan, auteur de la chanson « Salut à Toutes » : féminisation du Salut à toi des Bérurier Noir.
Ce conte chorégraphique et musical, est tiré du livre « Femmes qui courent avec les loups », histoires et mythes de l’archétype de la femme sauvage de Clarissa Pinkola Estès. Il a été présenté jeudi soir à la salle des fêtes de Pont-de-Vaux, devant une trentaine de personnes. Ce public était essentiellement féminin. Ce conte parfaitement mis en scène par Pauline Monin, avec la danseuse Alice Botelho, et une mise en musique signée Sylvain Nallet, musicien, compositeur, donnait écho à une détresse dont parle beaucoup depuis quelques mois, qui marquent à vie de nombreuses filles et femmes : les abus et le harcèlement sexuels.
Comme tous les contes, ce conte commence par il était une fois. Il était une fois une jeune et jolie jeune fille qui vivait dans l’innocence et la joie de vivre quand le drame survient. Le secret ne peut être dévoilé. Son entourage la laisse sans secours malgré ses tentatives de communication. À travers une succession de scènes toujours empreintes de poésie, on assiste à l’évolution tumultueuse de cette enfant blessée, puis de cette jeune fille amputée de sa féminité, quand une femme sage et libérée de ses chaînes vient à son secours. « La danse est le moyen d’expression pour révéler l’indicible » justifie Pauline Monin. En neuf tableaux, cette dernière évoque le chemin initiatique que suit la jeune fille. On la voit se reconstruire, devenir femme, jusqu’à la résilience, jusqu’à ce que la « rivière coule de nouveau librement, claire et limpide ». Ce spectacle était fort, sensible et poignant.
 Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.
 Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.
 Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.
 Un conte chorégraphique et musical fort, sensible et poignant.

Archives

À propos

Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux