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Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

17 Dec

Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.

Publié par RAYMOND Michel

Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.
En trois représentations, ce sont près de deux cents spectateurs qui ont assisté vendredi et samedi en soirée, puis dimanche en fin d’après-midi, à « L’effet Barnum, petit traité de manipulation à l’usage d’honnêtes gens ». Une pièce jouée en une heure par Séverine Douard et Fabien Waltefaugle de la compagnie Pièces et main d’oeuvre de Louhans. Cette oeuvre théâtrale insolite s'est déroulée dans la salle d’exposition temporaire du musée Antoine-Chintreuil. Elle commençait au rez-de-chaussée, dans le hall d'entrée, pour se terminer parmi les œuvres de l’exposition « Sources » présentée par Jean-Paul Zak et Jean-Pierre Chatelet. Inspirée d’une technique de manipulation qui conduit un individu à considérer une description générale et floue de traits de personnalité comme s’appliquant précisément à sa propre personnalité. L’expression « effet Barnum » est attribuée au psychologue américain Paul Meehl en référence au fondateur du cirque Barnum : Phineas Taylor Barnum, qui dans les années 1850 avait mis au point un numéro dit de « lecture à froid » où l’on racontait des généralités sur les personnes, mais qui paraissaient ne s’appliquer qu’à un seul spectateur cible.
Ce spectacle mettait en lumière grâce à des effets comiques toutes les contradictions qui sous-tendent notre condition de simple mortel en quête d’absolu et de sérénité à travers des séances de bien-être et thérapies de groupes, et autres absurdités, en suivant deux animateurs déjantés : Stéphane et Carine, incarnés par les deux comédiens précités, dans un monde de bienveillance et de sérénité plébiscité par nos sociétés modernes où règnent le matérialisme et l’individualisme. Ce spectacle plein d’humour se terminait par un pétage de plomb de Stéphane qui déversait une bordée d’injures sur Carine plongée dans une profonde « zénitude ». Cette scène finale a beaucoup fait rire le public.
Pour bien terminer l’année, une autre animation de qualité a lieu cette fin de semaine au musée Antoine-Chintreuil. Il s’agit de « Phylum, la lignée de la terre », une rencontre avec Diane Loury, qui se déroule ce vendredi 20 décembre à 20 h 30. La question de l’origine est au cœur des hommes. Aujourd’hui encore, ils cherchent leur lignée dans le reflet de la nature : les cycles, les symboles, les mythes primitifs et les nouvelles théories de l’évolution décrivent la troublante intrication de nos racines communes : hommes, animaux, plantes… Tous du même « Phylum ».
Passionnée d’ethnobotanique, Diane Loury propose d’explorer ce lien universel à travers les traces et le temps des mondes végétal et humain.
Cette soirée originale intervient en corollaire à l'exposition temporaire « Sources » présentée par Jean-Paul Zak et Jean-Pierre Chatelet. Les huiles essentielles se mêleront aux œuvres des plasticiens. Elles permettront d’expérimenter cette parenté d’une manière sensible et intuitive.
Réservation conseillée. Entrées : 7 € et 5 € pour les Amis du musée.
Musée Antoine-Chintreuil, 66 rue de Lattre. Tél. 03.85.51.45.75. ou 03.85.51.45.65. Mail : musée.chintreuil@wanadoo.fr

 

 

Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.
Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.
Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.
Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.
Les trois séances de « L’effet Barnum » ont fait le plein au musée.

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