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Les informations quotidiennes du Journal de Pont-de-Vaux

27 Apr

La cérémonie de commémoration de la journée de la déportation était elle aussi confinée.

Publié par RAYMOND Michel

La cérémonie de commémoration de la journée de la déportation était elle aussi confinée.
Période de confinement oblige, six personnes parmi lesquelles se trouvait Raymonde Vaissaud, fille d’Auguste Bernachon, déporté au camp de Dachau, étaient présentes dimanche en fin de matinée au monument aux morts où avait lieu la cérémonie de commémoration de la journée de la déportation. Passé le dépôt d’une gerbe au pied de la statue du poilu de 14, suivi de la lecture du message de la Fédération nationale des déportés, internes, résistant et patriotes (FNDIRP), la fondation pour la mémoire de la déportation (FMD) et les associations de mémoire des camps nazis, et l’Union nationale des associations de déportés, internés, de la résistance et familles (UNADIF-FNDIR) par le maire qui a fait respecter une minute de silence, ce dernier a annoncé que dans les jours qui viennent 7 000 masques seront distribués gratuitement à la population par la commune de Pont-de-Vaux et la communauté de communes Bresse et Saône. Ce dernier a également souligné que la taxe concernant les terrasses de cafés de la cité et les loyers commerciaux de locaux propriété de la commune sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.
 
Message de la journée nationale du souvenir des victimes et héros de la Déportation.
Il y a soixante quinze ans, au printemps 1945, plus de 700 000 hommes, femmes et enfants étaient regroupés dans ce qui restait de l’univers concentrationnaire et génocidaire nazi à l’agonie.
La moitié d’entre eux devait encore périr, notamment dans les marches de la mort, avant que les armées alliées, dans leur progression, n’ouvrent enfin les portes des camps sur une insoutenable vision d’horreur.
Les survivants de ce drame du genre humain, par leur esprit de résistance, leur volonté et leur profond attachement à préserver leur dignité, ont surmonté des conditions inhumaines malgré la présence et la menace permanentes de la mort.
Le 1er octobre 1946 s’achevait le procès de Nuremberg qui fondait la notion de « crime contre l’humanité » et posait les bases du droit pénal international.
De tout cela, rien ne doit être oublié...
Et pourtant, si les déportés ont su montrer dans les pires circonstances que la résistance face au crime demeurait toujours possible, leur persévérance à témoigner partout et auprès de tous ne suffit pas à faire disparaître la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme et le rejet des différences.
Combattre sans relâche les idéologies qui affaiblissent notre modèle républicain et prônent le retour à l’obscurantisme et au fanatisme, promouvoir la tolérance, investir dans l’éducation morale et civique des jeunes générations. C’est le message des déportés, qui veulent faire de la journée nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation, une journée d’hommage, de recueillement, et plus encore, d’engagement personnel.
 
La cérémonie de commémoration de la journée de la déportation était elle aussi confinée.

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